jeudi 23 février 2012

A nous de vous faire préférer le train

Voilà ce que me propose la SNCF pour rentrer du ski en pleine période de vacances scolaires...
Non, ce n'est pas une blague, même si ça en a l'air.
J'ai toujours défendu les services publics, mais là je crois qu'ils sont vraiment moribonds...


mercredi 22 février 2012

Que fais-je ici ?

Internet...

Sur mon Facebook, je n'ai que des gens que je connais "en vrai". Je discute avec eux comme à une terrasse de café, sauf qu'il n'y a pas de bière ni de jolies filles à regarder. Heureusement il y' a toujours Dugland pour envoyer un gif animé représentant une chope de bière qui mousse assortie d'un spirituel "à la tienne Etienne !". Ou pour envoyer une photo de fille à poil pour palier l'absence de vraies filles habillées...

Sur Twitter je parcours le gazouillis plein de vide d'illustres inconnus que je ne connaîtrai jamais. Quand j'essaie de twitter je m'énerve tout le temps à essayer de formuler mon abyssale pensée en 140 caractères. Je finis par renoncer et j'abandonne Twitter.

Je fantasme au sujet de femmes que je ne rencontrerai jamais mais qui, par rapport à ma voisine d'en face, ont l'avantage de mettre leurs photos à poil sur leur blog (vous avez remarqué comme, même en cherchant comme un malade pendant des nuits, on ne tombe JAMAIS sur le blog sexy de sa voisine d'en face ?).

Je commande des trucs sur des sites marchands, mettant par conséquent au chômage tout ce que ma ville comptait de commerçants affables, serviables et compétents.

Je lis la presse en ligne. C'est chouette, il y a tous les articles de la vraie presse papier mais en concentré, édulcoré. Et il y a les "réactions" des lecteurs ! Tout ce que notre beau pays abrite comme fascistoïdes non assumés et autres poujado-maréchalistes patentés se retrouve dans les "réactions" des lecteurs. Planqués derrière leur pseudo anonymat, ils refont le monde, vitupèrent, enchaînent les poncifs éculés et les lieux communs moisis, persuadés qu'ils participent au débat public. Par contre mon buraliste a fermé... avec la hausse du prix des clopes et la concurrence de la presse en ligne, il a laissé tomber.

J'alterne les plans cul réels et "virtuels" et, là où je vois que je suis mal barré, c'est que je trouve souvent plus de plaisir aux seconds.

Bienvenu au pays enchanté de la Freebox magique !

mardi 21 février 2012

Tes yeux


Tu me regardes avec tes grands yeux de biche à la fois candides et brûlants. Ton regard m’a toujours chaviré, depuis la première seconde de notre rencontre. Un regard aquatique, lointain, d’un bleu-gris insondable et merveilleux. Un regard dans lequel plonger est un renoncement à toute rationalité, un départ, une odyssée sans retour possible.
Tu me regardes, agenouillée entre mes jambes, et je me perds dans cette onde pure. Nous sommes connectés. Tes doigts défont les boutons de mon pantalon un par un avec une habileté diabolique sans que tes yeux quittent les miens. Tu sais que je bande. Je ne peux que bander lorsque tu es là. Tu n’as pas besoin de baisser les yeux, tu me connais par cœur. Lorsque ta petite main se referme sur ma queue et qu’elle l’extirpe de son carcan d’étoffe, j’ai envie de fermer les yeux et de basculer la tête en arrière tant la sensation confine au divin. Mais je ne peux quitter tes yeux et je me contente d’entrouvrir la bouche. Tu me tiens sans bouger, je t’appartiens en totalité.
Sans me quitter des yeux, tu ouvres ta jolie bouche et m’absorbes doucement, consciente que chaque centimètre parcouru m’ouvre une porte supplémentaire vers le paradis. Tu lis dans mon regard le pétillement de sensations indescriptibles que tu me prodigues. Quelle candeur dans tes yeux, quel vice dans ta bouche !
Ton expression est impassible. Tu ne trembles pas, ne gémis pas, ne soupires pas. Tu me suces avec application, lentement, me pénétrant toujours de tes yeux bleus. Tu sais que je ne sais pas résister longtemps à un tel traitement. C’est ce que tu veux. Me mener en silence vers la petite mort.
Je ne sais si c’est la douceur de ta bouche ou l’intensité de ton regard qui abat mes dernières défenses. Au moment où je me raidis, je crois déceler une étincelle dans tes yeux. L’ais-je rêvée ? Dans la seconde qui suit le plaisir me terrasse et se déverse en jets fébriles au fond de ta gorge.
Tes yeux n’ont toujours pas quitté les miens. Ton visage est toujours aussi impassible. Mais je sais que dans ta poitrine, ton cœur bat la chamade. Je le sais parce que derrière ton regard candide, sous l'eau paisible, j'ai vu brûler le feu.

samedi 18 février 2012

Snirffffffflll

Rrrrrreuhhhh kof kof kof !
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaatchiii !
Rrrrrreuuuuuh pôôôôôôôt !
Snirrrfffflllllll kreu kreu kreu !

jeudi 16 février 2012

mercredi 15 février 2012

Tout va bien

Info du jour, en ouverture de tous les journaux : Nicolas Sarkozy annoncera ce soir à TF1 sa candidature à l'élection présidentielle. 
Oh insoutenable suspense ! Tout le monde se retient de péter jusqu'à LA révélation ! Les mauvaises langues diront que le premier magistrat de la République pourrait faire l'effort de communiquer par le biais des chaînes publiques... mais bon, c'est un président populaire, il va à la rencontre du Peuple là où le Peuple l'attend. C'est là qu'on voit un grand dirigeant, proche des gens, à l'écoute, attentif.
En tout cas, ce soir, tout le monde sera rivé devant le plasma acheté à crédit grâce à Cofidis pour écouter la grande nouvelle.
Moi, je me dirai qu'enfin ce monsieur arrêtera de dilapider mon pognon pour faire une campagne masquée derrière des "déplacements officiels".

...

Pendant ce temps, dans la périphérie de notre grand pays... RAS.


Egypte

Sénégal

Syrie

Grèce

Iran

Tibet

mardi 14 février 2012

Une fois n'est pas coûtume

Bon... c'est bien parce que c'est la Saint-Valentin.
Et puis aussi parce que j'ai envie de faire plaisir à Effrontée.
Donc... après m'être replongé dans le texte sulfureux de la belle... voilà !
AS : rien que pour te faire râler, j'ai gardé le boxer, oui !


Journée de merde

Au nom de tous les célibataires qui doivent subir les démonstrations sirupeuses des couples tout au long de cette journée, je propose que la Saint-Valentin soit déplacée au 29 février. Comme ça on sera peinards 3 ans sur 4.
Oh et puis... pourquoi pas le 30 février après tout ?

Ceci dit, bonne Saint-Valentin à ceux qui la fêtent à deux. En espérant qu'ils n'ont pas définitivement flingué leur CB déjà mise à mal par un mois de soldes.
La dernière fois que j'ai explosé la mienne un 14 février, c'était pour plonger dans les affres de la rupture un mois plus tard. Alors sachez raison garder. Lâchez un peu la grappe aux bijoutiers et autres parfumeurs, offrez-vous plutôt une soirée de sexe torride. Au moins c'est gratuit.
Par contre n'oubliez pas de propulser votre descendance dans le latex (ou dans le nombril de votre chère et tendre... se reconnaîtra qui veut), sinon ça devient une Saint-Valentin trèèèèès honéreuse !

Bon coït à tous.

lundi 13 février 2012

Myopie politique


Entendu à table à midi : « il faudrait commencer par en finir avec les fraudes aux aides sociales si on veut sortir de cette crise ».

Voilà ce que j’appelle syndrôme de myopie politique. On voit le grain de sable mais pas le tas.

Alors le grain, c’est sûr qu’il est gênant, et je ne suis pas là pour cautionner les fraudes aux aides sociales. Moi non plus je n’aime pas cette mentalité de profiteurs qui s’accompagne généralement d’un profond mépris des institutions que l’on berne.

Ce qui me gêne dans ces propos de fin de repas, c’est l’expression « il faudrait commencer par »…

Si on tient à ouvrir sa gueule pour accuser des responsables de la « crise » dans laquelle nous sommes, il « faudrait commencer » par ne pas se tromper de responsables.
Les « fraudeurs » sont certes malhonnêtes, mais n’ont-ils pas des circonstances atténuantes dans une société qui n’offre plus de travail autre que précaire et sous-payé ?



Aujourd’hui, une société qui ne garantit pas 15% de bénéfices à ses actionnaires coule en bourse.
Qui sont les actionnaires en question qui exigent 15% minimum (autant de fric qui, du coup, n’est réinjecté ni dans l’investissement, ni dans l’emploi, ni dans le progrès social) ?
Les actionnaires en question, ce sont :
-          D’autres sociétés
-          Des banques (secteur non productif)
-          Des fonds d’investissement (secteur non productif)
Un fonds d’investissement ne produit rien. Il spécule. Il fabrique de l’argent virtuel en jouant sur la valeur des titres boursiers, totalement déconnectée de la production.
Pour produire cette valeur boursière, la méthode est d’ « assainir » les sociétés cotées en bourse : délocalisations et réduction de la masse salariale.
Cet argent virtuel devient bien réel lorsqu’il échoue dans un compte numéroté aux îles Caïman ou aux Bahamas.
Pour un milliard « volé » par les fraudeurs aux aides sociales, combien de centaines de milliards dans les paradis fiscaux ? Centaines de milliards acquis par une infime minorité oligarchique au prix du démantèlement industriel et de la perte de millions d’emplois…
Charge aux Etats, ensuite, de gérer le coût social des opérations.

Alors oui, c’est mal de frauder aux aides sociales. C’est voler l’Etat, donc ses propres concitoyens.
Mais ce qui est plus mal encore, c’est qu’une clique de quelques milliers d’individus mettent les sociétés humaines en coupe réglée, s’accaparant les richesses au détriment des populations et de l’économie.

Qu’on arrête de me bassiner avec la vilaine « fausse mère célibataire » et qu’on se renseigne un peu sur les vrais bandits de grand chemin. Ceux qui ne détournent pas 150 euros par-ci par-là, mais dont les larcins se comptent en centaines de milliards qui ne profitent à personne.

Qu’on arrête aussi de me bassiner avec la crise décrite comme une triste fatalité. Que les sociétés occidentales soient en crise sociale, c’est un fait. Mais elles ne sont pas en crise économique. On n’a jamais produit autant de richesse qu’aujourd’hui. Les revenus de cette richesse n’ont jamais été aussi mal partagés, c’est tout.

Avec internet, on ne peut plus dire « ah oui, mais ça on ne le sait pas ». On a toutes les infos en deux clics.
Alors on arrête de montrer son voisin du doigt et on fait porter le regard un peu plus loin, ou plutôt un peu plus haut !

Deux sites parmi d’autres contre la myopie facile :
(énorme base de donnée sur les entreprises, leurs actionnaires, leur géographie, leur politique sociale…)
(site de presse fondé par Edwy Plenel, ancien rédac chef du Monde, bien connu pour avoir révélé les affaires Woert/Bettencourt et Karachi)

Désolé, ça ne parle pas de cul, mais j’avais envie de le dire.

lundi 6 février 2012

twitt, com, buzz... mort de la pensée

Nathalie Kosiusko-Morizet, à qui Denisot demande si elle utilise Twitter : "Oui, je m'en sers pour répondre aux réactions, par exemple après une émission comme celle-là".

Tout est dit.

"réactions".

La "réaction" est le nouveau mode de pensée de l'ère iPhone/twitter. Tout est sujet à "réaction", tout le monde peut "réagir".

Ca veut dire quoi ?

1 - La "réaction" est l'opposé de la "réflexion". Autant la réflexion s'appuie sur du temps passé à élaborer une pensée, autant la "réaction" est par définition immédiate et donc dépourvue à la fois de recul et d'approfondissement.

2 - Tout est sujet à "réaction", depuis le fait divers local jusqu'aux grandes questions geopolitiques. Et toutes les "réactions" ont le même poids, surtout sur Twitter. 140 caractères pour commenter le clebs écrabouillé devant l'école du petit dernier, 140 caractères pour disserter de la légitimité de la présence militaire française en Afghanistan.

3 - Tout le monde peut "réagir". Et donc la voix du dernier des abrutis résonne avec la même force que celle du journaliste ou du prof sur Twitter, mais surtout dans les "commentaires des lecteurs" des grands sites de presse.

Il résulte de tout ça un fatras informe de "réactions" le plus souvent épidermiques, mal construites, argumentées au Pastis, qui non seulement n'apportent rien mais s'avèrent particulièrement nuisible en ce qu'elles brouillent complètement la compréhension des événements.

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La manie de la "réaction" est à mon avis le miroir (coucou AS !) de deux tendance des sociétés modernes :

1 - Le culte de l'immédiateté. On veut tout, tout de suite, sans effort.
2 - Le besoin quasi psychotique d'être vu, d'être lu, d'être "célèbre" ou tout du moins de joindre sa voix à la cacophonie du monde.

Le problème, c'est que lorsqu'on n'interagit plus que par "réaction", on fait l'économie de ce qui cimente les sociétés humaines : la pensée.
On court-circuite tout un processus cognitif que l'on finira par ne plus maîtriser du tout. Celui de la réflexion, de l'argumentation, de la construction d'un discours logique...

Le livre est devenu obsolète depuis longtemps. La pensée est en train de le devenir.
Or sans pensée, pas de recul sur la société, pas de respect de l'autre, pas d'esprit critique, pas de progrès.

On est en train de fabriquer une société d'individus revenus à un stade primitif : celui de l'instinct et de l'individualisme. Une société d'individus faciles à satisfaire puisqu'ils n'aspirent finalement qu'à des biens matériels et perdent à grande vitesse leur attachement aux valeurs et aux principes. Une société d'individus aisés à contrôler, aisés à manipuler, aisés à opprimer donc.

Depuis le siècle de Périclès, vingt-cinq siècles se sont écoulés. Pour quel progrès ?