lundi 31 janvier 2011

Miroir, joli miroir

Elle était assise au bord du lit, face au miroir de sa penderie, nue. En pleine inspection minutieuse de son intimité encore tiède des ébats précédents. Elle ignorait que j'étais là, me croyant à mes ablutions post-coïtales. Les sourcils froncés, la mine concentrée, elle traquait le poil rebelle, tirant et repoussant les plis de son sexe en tous sens, sans le moindre ménagement.
J'ai été foudroyé par l'érotisme de la scène et j'ai soudain compris pourquoi tant de peintres et de photographes l'avaient immortalisée au fil des siècles.
Le fantasme du miroir ne m'a plus quitté depuis.

Hommage aux peuples en lutte, en Egypte et ailleurs



Je n'en fais pas façon

Ce matin encore, ma queue n'en a fait qu'à sa tête.

Elle s'est réveillée bien avant moi et s'est dressée de toute sa longueur alors que je flottais encore au royaume de Morphée.
Quand j'ai ouvert les yeux, elle a semblé me dire "hier soir tu m'as rendue folle en visitant ces blogs de filles, du coup je te réveille à l'aube, na !".
Je lui ai répondu que ces errances sur le web n'avaient pour but que de lui faire faire un peu d'exercice. On dit toujours que les sportifs doivent s'étirer tous les jours.
"J'en ai assez de regarder le menu sans y goûter" m'a-t-elle répondu.
Comprenant sa frustration, je lui ai fait une caresse en lui promettant qu'elle pourrait bientôt exprimer son art en bonne compagnie.
Mais madame n'est jamais satisfaite et ne se contente pas de paroles mielleuses. Se raidissant davantage, elle m'a fait comprendre que si je commençais à la tripoter, je devais terminer.
Elle a été exaucée et en a été provisoirement apaisée.

Décidément, ma queue me mène par le bout du nez...

dimanche 30 janvier 2011

Quoi ? Un blog ?

Blog... étalement indécent de cogitations intimistes qui devraient normalement demeurer recluses dans les tréfonds de la sphère plus-que-privée...
Exposition égocentrique et exhibitionniste de sa petite vie, de ses petites pensées, journal intime dispensé de son qualificatif.

J'ai lutté contre la tentation, mais je dois me rendre à l'évidence. Je suis un égocentrique exhibitionniste. Autant l'assumer.

Je créé donc un blog. Pour quoi faire ? Je n'en sais foutre rien. Une envie subite qui aura peut-être disparu demain. Qu'il soit lu ou pas, commenté ou pas... je crois que je m'en fous. J'ai juste un besoin malsain que mes cogitations intimes prennent le large, voyagent au gré des clics, errent sans but aux confins de la Toile. Si elles sont interceptées, tant pis ou tant mieux. Si elles ne le sont pas, elles auront pris un peu l'air.

Non, en fait, l'envie n'est pas venue comme ça. Elle est née de la lecture de certains blogs qui me font alternativement sourire, pleurer ou bander. Des blogs qui n'apportent rien à la marche du monde mais qui sont des petits îlots de sensibilité, de sensualité, de doutes existentiels... Des fragments d'humanité jetés aux quatre vents et qui ont atterri chez moi par hasard, un beau matin. J'ai décidé aujourd'hui d'ajouter mon petit grain à cette poussière d'humain qui virevolte sans but jusqu'à l'autre bout du monde, à la vitesse de l'éclair.

Petit grain deviendra grand... ou pas. On verra.