samedi 19 novembre 2011

Silence bruyant

Parfois je me demande ce que je pourrais bien écrire sur Twitter, qui soit quelque peu intéressant pour les inconnus qui peuplent mes "suiveurs".
Quand je constate que je n'ai rien à dire... je ne twitte pas.
Force est de constater que beaucoup de twitteurs, même quand ils n'ont rien à dire, twittent quand même, quitte à meubler la toile d'informations aussi capitales que le menu de leur petit déj ou la nécessité d'aller acheter un paquet de clopes.
Peut-être que je me fais vieux mais cet aspect de l'Internet m'échappe totalement.

jeudi 17 novembre 2011

Quand les peuples ont la logique qui flanche

Il y a un truc que je ne comprends pas, c'est le nombre de pays qui sont gouvernés par des ultra-libéraux (dont le nôtre, évidemment).
Mettre des libéraux aux commandes d'un Etat revient à confier la garde d'un troupeau de brebis à une meute de loups.
C'est quoi le libéralisme ? Liberté totale des marchés, liberté totale de s'enrichir sans entraves, sans régulation. Qui est l'ennemi fondamental des libéraux ? L'Etat. L'Etat qui taxe, l'Etat qui légifère, qui entrave, qui a le culot de vouloir répartir les richesses.
Le rêve du bon petit libéral, c'est un Etat dont les prérogatives se limitent aux fonctions régaliennes (police, armée) et qui n'a commme seule mission que de maintenir l'ordre social afin que le marché puisse s'épanouir sans entraves.

Donc donner les clés de l'Etat aux libéraux, c'est se donner l'assurance que l'Etat sera mis à sac.
- Etape 1 : On met l'Etat en faillite en exonérant les plus riches de leur obligation de solidarité nationale au nom de la compétitivité économique.
- Etape 2 : On exploite l'argument du déficit pour dézinguer les services publics qui, forcément, ne fonctionneront plus, ce qui provoquera la colère de leurs usagers.
- Etape 3 : On profite du mécontentement ainsi provoqué (que l'on exacerbe à coups de propagande anti fonctionnaires "privilégiés") pour promouvoir la concurrence privée des services que l'on a savamment foutus en l'air. Sauf que les sociétés privées à qui on refile le gâteau ont un objectif de rentabilité et non de service, ce qui implique soit une baisse de la qualité de service, soit une augmentation de leurs prix. Mais on s'en fout car la pillule passera dans une population ecoeurée par les disfonctionnements et lobotomisée par TF1.

Ainsi, grâce au démantèlement de l'Etat, de nouveaux secteurs lucratifs s'ouvrent pour la fraction fortunée de la société au détriment de la masse qui accepte avec le sourire de se faire sodomiser à sec.

Donner les commandes d'un Etat à des libéraux, c'est donc accepter que l'intérêt particulier de quelques uns passe avant l'intérêt général. C'est un vrai suicide de civilisation.

Comment pousse-t-on des nations entières à plébiciter un système qui les ruine ?

- En appauvrissant la culture et les capacité de réflexion des individus. En les enfermant dans une bulle de vide intellectuel composée de télé-poubelle, de réseaux sociaux au contenu indigent, de jeux vidéo abrutissants, d'assujetissement à la consommation et aux modes éphémères...
- En détruisant toute forme de lien social par la précarisation et la mobilité professionnelles, l'isolement télévisuel ou internautique, le culte de la réalisation individuelle...
- En surmédiatisant les thématiques anxiogènes qui provoquent un repli sur soi des individus (insécurité, crise économique, pédophiles...)

Les civilisations dites "développées" sont en train de se crétiniser massivement et de se replier sur leurs peurs. Elles (re)deviennent perméables à n'importe quelle propagande, qu'elle soit ultra-libérale, religieuse ou fasciste.

Débarrassez une nation de ses valeurs et de sa culture, désolidarisez-en les individus et faites-y pousser les psychoses, et cette nation vous mangera dans la main, fussiez-vous son fossoyeur.

mardi 26 juillet 2011

C'est la vie, mais parfois ça fait chier

Elle est mariée et fidèle. Et je l'aime. Enfin je crois.
Les moments passés en sa compagnie sont chaque fois une cure de jouvence et de sérénité pour moi. J'en suis même à me dire que c'est la femme que j'aimerais épouser, moi qui suis si réfractaire à l'idée de mariage ! Et puis, ce qui ne gâche rien, je la trouve jolie et je la désire. Est-ce ça, aimer ? Sans doute un peu.
Son mari travaille à l'autre bout du monde. Elle ne l'a pas vu depuis 4 mois. Alors je pense qu'elle apprécie de me savoir pas loin. Un bon copain qui ne dit jamais non pour aller au resto ou pour venir prendre l'apéro, mais qui ne profite pas de la situation pour autant.
Elle s'est envolée aujourd'hui pour le rejoindre. Elle passera tout le mois d'août avec lui. Moi je garde sa voiture dans mon garage et je l'ai emmenée à la gare. Sourire aux lèvres, faisant bonne figure, lui souhaitant un bon séjour. Retour chez moi, plein de papillons noirs dans le coeur.

J'ai tant rêvé qu'elle soit infidèle.
Je lui suis tellement reconnaissant de ne pas l'être.

C'est tordu.

C'est la vie... mais parfois ça fait chier.

Twitter or not Twitter ?

Trois semaines sur Twitter. L'impression est très mitigée... Je balance entre excitation et profonde affliction.

Excitation d'entrer par la petite porte dans l'intimité de certaines personnes charmantes, de tomber sur une jolie photo "prise sur le vif" dans le tram ou au bureau (celle qui met ce genre de photos se reconnaîtra si elle me lit !) ou d'être redirigé vers un blog qui a quelque chose à dire.

Affliction par ailleurs face au vide existentiel global dont est imprégné Twitter. Le tweet comme échappatoire pernicieux à la solitude abyssale. On lance un tweet comme une bouteille à la mer, juste pour rappeler qu'on existe, même si on n'a rien à dire. Banalités du quotidien (menu du jour, film qui passe à la télé, fringues qu'on a décidé de porter...) ou commentaires lapidaires sur l'actualité récente.
Un gazouillis stérile, un brouhaha de vide. Des mots rapidement envoyés, rapidement lus, rapidement oubliés. Si une réponse tombe, on a durant quelques secondes l'impression qu'on n'est pas seul. Le smartphone devient l'ami intime, plein de monde qui s'intéresse à soi. Douce illusion !

Je conviens que je suis le premier à avoir cru meubler un tant soit peu mes moments de solitude sur ce média. Echec sur toute la ligne. Tout ce que j'ai pris dans la gueule, c'est la solitude des autres. Comme un miroir qui me renverrait à mes propres démons. Impression très désagréable.

Ma "TweetList" est peuplée d'anonymes, certains captivants, d'autres moins. Avec un point commun : je n'ai rien à leur dire. Du moins pour l'instant.

jeudi 21 juillet 2011

Retrouvailles qui dérapent

    Il est des moments dans la vie où tous les rouages semblent coincider plus parfaitement qu'à d'autres, donnant naissance à des événements improbables et uniques.
    Hier j'étais invité chez "R.", une vieille amie de lycée à qui je rends rituellement visite depuis 20 ans, chaque fois que je remonte dans mes terres natales au mois de juillet. Vingt ans de retrouvailles agréables, de ciné-resto-feuilletage d'albums-photos. En toute innocence, comme d'éternels "vieux potes". Mais hier, il s'est passé quelque chose de différent.
    Après le petit repas préparé par R., nous sommes allés dans le canapé pour regarder un DVD, comme nous l'avions souvent fait les années précédentes. Est-ce que R. était dans des dispositions particulières ou était-ce moi qui diffusais des ondes chaleureuses après une semaine de lecture de blogs ? Toujours est-il que nous nous sommes retrouvés collés l'un contre l'autre dans ce grand canapé. Chacun se rendait compte que l'autre ne suivait plus le film. Il y eut quelques minutes lourdes, oppressantes. Je finis par tourner la tête vers elle. Nos regards se croisèrent. Dans la seconde-même, nos lèvres se rencontraient pour un baiser d'une rare fougue. R. respirait vite et aspirait ma langue comme si sa vie en dépendait. Ses mains se glissèrent sous ma chemise, caressant fébrilement mon ventre et mon torse. Je me mis à bander si fort que j'en avais presque mal. Je ne me souviens plus comment je fis glisser son débardeur par-dessus sa tête. Seule me reste l'image de sa poitrine, là, sous mes yeux. Deux jolis seins aux larges aréoles roses que j'avais certes déjà imaginés au détour de quelques nuits solitaires, mais que jamais je n'avais songé à voir s'épanouir ainsi et s'offrir à mes caresses.
    La suite est très confuse dans ma mémoire tant ce furent les instincts primaires qui prirent le relais de la raison. Tenter de relater le détail de ce qui se passa pendant la demi-heure suivante tiendrait plus du roman que des mémoires... Ce qui restait de nos vêtements échoua sur le carrelage tandis que nos épidermes se frottaient l'un contre l'autre avec la plus grande frénésie. Sa main se refermant sur ma queue douloureuse, la mienne fouillant son entrecuisse trempée... sueur... souffles courts. Nous ne primes pas le temps de monter dans sa chambre. Je ne me souviens même plus qu'elle se fût absentée pour aller chercher la capote qu'elle me tendit pourtant d'une main tremblante. Dès le chapeau enfilé, R. vint se coller face à moi et je glissai en elle.
    Combien de temps la chevauchée dura-t-elle ? Aucune idée. Et peu importe. Festival de sensations, feu d'artifice de volupté, déferlement hormonal, torrent compulsif de fluides mêlés...
    Je jouis lorsque je sentis ses spasmes orgasmiques autour de ma queue. Impression de déverser des litres de sperme. Délivrance exquise.
    Câlins silencieux, chacun reprenant son souffle, les yeux brillants, le front moite et les joues enflammées.
- On reste amis, hein ? finit elle par murmurer.

Comment peut-elle avoir le moindre doute ?

mardi 12 juillet 2011

Rayons matinaux

Le soleil de juillet, encore assoupi en ces heures matinales, me caresse à travers les stores. Il est tiède comme les mains d'une femme... la journée débute sous d'agréables auspices.


lundi 11 juillet 2011

Instantanés franc-comtois


Tweeet !

Après bien des sollicitations extérieures restées sans réponse de ma part, je viens de me décider à jeter un oeil sur Twitter...
Au troisième jour d'expérimentation, je ne sais pas encore si ça ma devenir une drogue ou si ça va finir aux oubliettes. Pour le moment ça m'amuse. Je me suis greffé à plusieurs fils de jeunes femmes délicieuses qui égrainent quelques bribes de leur quotidien sur ce drôle de réseau. Ca me fait sourire, ça m'émoustille (un peu). On va faire durer un peu l'expérience.

mardi 15 mars 2011

Ce qui suit n'a rien d'érotique... désolé

Je suis atterré d'entendre les discours et les réactions que soulève en France la catastrophe japonaise.

- Sur les multiples forums et autres tweets, chacun ramène sa gueule, donne son avis, bien câlé derrière son clavier. "Les Japonais savent depuis toujours qu'ils habitent en zone sismique", "les Japonais sont très zen devant la catastrophe", "ils sont cons d'avoir construit une centrale nucléaire en zone sismique", "on ne va quand même pas envoyer du fric à la troisième puissance économique du monde"... etc etc. Ne parlons même pas des experts de supermarché en énergie nucléaire qui déroulent leurs thèses débiles sur Fukushima, juste pour mettre des mots dans l'internet. Des mots dont ils sont les auteurs et dont ils sont fiers parce qu'ils vont être lus par d'autres. Même si c'est un tissu de conneries, ils en sont fiers, bien câlés derrière leur clavier dans la banlieue pavillonnaire de Paris, de Lyon ou de Trifouillis-les-Oies.

- L'incertitude est totale sur ce qui va se passer au Japon, mais déjà les Français se regardent le nombril, en l'occurrence les 58 réacteurs qui quadrillent notre joli pays. Comme s'ils n'avaient pas eu le temps d'y songer avant, qu'ils vivaient sur une bombe à retardement. Il faut que ça pète chez les copains pour prendre conscience qu'on court des risques aussi. Tous les jours. Sur tout le territoire français. Mais pour le moment, c'est pas le moment. Pour le moment c'est les Japonais qui dégustent et je trouve indécent de démarrer comme on le fait depuis deux jours de longues polémiques sur le nucléaire français alors que tout se joue pour des millions de gens là bas, dans le Pacifique. Il fallait y penser avant. Pour le moment c'est là bas que ça se passe. Pas en Gaule. Ceci dit on est en France... si on n'y pense pas maintenant, on n'y pensera jamais. Parce que dans quelques mois ce sera oublié et on sera à nouveau très fier d'être la deuxième puissance nucléaire du monde.

- 2012 approche et tous les politicards gaulois sont focalisés sur les présidentielles. Ils n'en dorment plus la nuit, ne pensent qu'à ça. C'est obsessionnel. Au moindre événement c'est le réflexe conditionné : "quelle réaction dois-je avoir, quels mots dois-je prononcer, pour prendre des points dans les sondages ?". Du coup les voilà qui se ramènent. Tous. Le ban et l'arrière ban. La droite, la gauche, les écolos, le FN. Ils ont tous quelque chose de très intéressant à dire sur la catastrophe japonaise. Enfin, pas trop sur la catastrophe japonaise. Plutôt sur les trouilles hexagonales que fait naître la catastrophe japonaise. Parce que dans le fond, le Français moyen s'en fout, des Japonais. Il cause sur internet, fait le beau, exprime sa compassion, sa consternation, mais au fond il s'en bat les couilles. Par contre il se choppe la trouille. Et si ça arrivait en France ? Et si ça m'arrivait à moi ? Alors les politicards gaulois, tu parles, ils jubilent. Ils ont enfin un sujet de conversation. Une trouille à apaiser ou au contraire à attiser. Pour 2012. Ils font du théâtre, ils étudient le moindre mot, l'intonation, les mimiques. Pour gagner des points. Pour 2012. Les Japonais, ils s'en tapent. Les centrales nucléaires, ils s'en tapent. Ils pensent à 2012.

- La presse ? Ah oui, la presse. Passage en boucle d'images abominables, de bateaux qui s'écrasent sous des ponts, d'autobus engloutis avec leurs passagers, d'incendies, d'explosions de centrale nucléaire. C'est beau. Et on peut aussi le voir sur le net. Le spectateur est horrifié, scandalisé, bouleversé, abasourdi, compatissant... il vibre, il vit. Et puis, toutes ces belles images, il pourra en parler avec ses potes, copier des photos et des videos et les mettre sur Facebook. Se prendre pour un acteur du journalisme, lui aussi depuis son fauteuil. Il diffuse de l'info.

Ca fait trois jours que ça dure et j'ai déjà envie de vomir. Devant la connerie, l'indigence intellectuelle, la veulerie, l'égoïsme, les fausses émotions à la louche, la cuistrerie, le nombrilisme... Beurk.

Je ne sais pas mais moi, depuis trois jours, les images je les prends en pleine gueule tout en ayant conscience que je ne peux pas ressentir le quart de ce que ressentent les gens qui vivent ça dans leur chair. J'ai pas envie de disserter dessus. Pas envie d'en parler devant un plat de frites avec mes collègues. Juste par décence.
Quand des gens souffrent, soit on fait quelque chose pour eux, soit on ferme sa gueule.

lundi 28 février 2011

Essais d'écritoire

Je suis en vacances cette semaine... donc très peu sur le net.
En attendant des nouvelles plus fraîches, je dépose un lien vers une petite histoire que j'ai écrite il y a quelques années, d'abord pour me faire plaisir puis, constatant qu'elle ne laissait pas tout le monde indifférent, pour faire plaisir à d'autres.

Cette histoire est comme mon blog, amorcée et inachevée...

jeudi 10 février 2011

samedi 5 février 2011

L'aube du week-end


Tiédeur bienheureuse de la couette que l’on n’a nul besoin de repousser dans l’immédiat.
Bien-être total du corps nu dont chaque membre s’étire avec volupté.
Plaisir de sentir sa queue se dresser et concentrer en elle toute l’énergie du jour nouveau.
Les images affluent, brûlantes et floues, dans le cerveau encore embrumé.
Images de seins, de fesses, de chattes, de peaux veloutées, de cheveux soyeux, de mains exploratrices.
Images des joutes passées et de celles à venir.
Auxquelles se joignent goûts et parfums. Poivrés, musqués, salés.
Parfums charnels, parfums de stupre et de sueurs mêlées.
La vie qui palpite, qui bande, qui mouille, qui soupire, qui gémit, qui couine, qui jouit.
Ma queue se tend, durcit, se gorge d’un désir que je n’ai pas l’intention d’assouvir de sitôt.
Afin qu’il envahisse peu à peu tout mon être, afin qu’il devienne grand, fort et impérieux.
Comme un fauve en cage qui jaillira, le moment venu avec l’impétuosité d’un grand fleuve d’Asie.



vendredi 4 février 2011

Il y a un quart de siècle, qui étais-je ?


Dans mes oreilles :












 
 
Premiers émois :
 


Newlook - Avril 1986

 
Univers parallèles :




 
Je rêvais de les épouser :



Sophie Duez
Mathilde, dans "Marche à l'Ombre"



Ursula Andress
Alexandrine Pinardel dans "Les Tribulations d'un Chinois en Chine"

 
Ca m'amusait beaucoup :
 


 Surtout dans les boîtes aux lettres des voisins



Surtout dans le cul des vaches

Alexandra

J'attendais chaque semaine le cours de physique parce que j'étais assis à côté d'elle...

mardi 1 février 2011

Trentaine merdique

Il y a eu la période "folk". Guitare, feu sur la plage, copines rencontrées aux concerts, dans des festivals baba-cool.
Il y a eu la période "écolo". Oiseaux, jumelles, roselières, marche en montagne. Petites amies sauvageonnes aux joues empourprées par le vent et le soleil.
Et puis il y a des fantasmes en gestation depuis peu. Champagne, belle bagnole, appart cosi avec vue sur parc, maîtresses en dentelles raffinées et talons-aiguille.

Mais entre la nostalgie et le rêve, que suis-je aujourd'hui ? Que dalle.
J'ai perdu un moi-même et je suis toujours à la recherche du prochain.
A un âge intermédiaire où je suis entouré de jeunes parents installés dans un cocooning sans surprise.

Putain de trentaine...

lundi 31 janvier 2011

Miroir, joli miroir

Elle était assise au bord du lit, face au miroir de sa penderie, nue. En pleine inspection minutieuse de son intimité encore tiède des ébats précédents. Elle ignorait que j'étais là, me croyant à mes ablutions post-coïtales. Les sourcils froncés, la mine concentrée, elle traquait le poil rebelle, tirant et repoussant les plis de son sexe en tous sens, sans le moindre ménagement.
J'ai été foudroyé par l'érotisme de la scène et j'ai soudain compris pourquoi tant de peintres et de photographes l'avaient immortalisée au fil des siècles.
Le fantasme du miroir ne m'a plus quitté depuis.

Hommage aux peuples en lutte, en Egypte et ailleurs



Je n'en fais pas façon

Ce matin encore, ma queue n'en a fait qu'à sa tête.

Elle s'est réveillée bien avant moi et s'est dressée de toute sa longueur alors que je flottais encore au royaume de Morphée.
Quand j'ai ouvert les yeux, elle a semblé me dire "hier soir tu m'as rendue folle en visitant ces blogs de filles, du coup je te réveille à l'aube, na !".
Je lui ai répondu que ces errances sur le web n'avaient pour but que de lui faire faire un peu d'exercice. On dit toujours que les sportifs doivent s'étirer tous les jours.
"J'en ai assez de regarder le menu sans y goûter" m'a-t-elle répondu.
Comprenant sa frustration, je lui ai fait une caresse en lui promettant qu'elle pourrait bientôt exprimer son art en bonne compagnie.
Mais madame n'est jamais satisfaite et ne se contente pas de paroles mielleuses. Se raidissant davantage, elle m'a fait comprendre que si je commençais à la tripoter, je devais terminer.
Elle a été exaucée et en a été provisoirement apaisée.

Décidément, ma queue me mène par le bout du nez...

dimanche 30 janvier 2011

Quoi ? Un blog ?

Blog... étalement indécent de cogitations intimistes qui devraient normalement demeurer recluses dans les tréfonds de la sphère plus-que-privée...
Exposition égocentrique et exhibitionniste de sa petite vie, de ses petites pensées, journal intime dispensé de son qualificatif.

J'ai lutté contre la tentation, mais je dois me rendre à l'évidence. Je suis un égocentrique exhibitionniste. Autant l'assumer.

Je créé donc un blog. Pour quoi faire ? Je n'en sais foutre rien. Une envie subite qui aura peut-être disparu demain. Qu'il soit lu ou pas, commenté ou pas... je crois que je m'en fous. J'ai juste un besoin malsain que mes cogitations intimes prennent le large, voyagent au gré des clics, errent sans but aux confins de la Toile. Si elles sont interceptées, tant pis ou tant mieux. Si elles ne le sont pas, elles auront pris un peu l'air.

Non, en fait, l'envie n'est pas venue comme ça. Elle est née de la lecture de certains blogs qui me font alternativement sourire, pleurer ou bander. Des blogs qui n'apportent rien à la marche du monde mais qui sont des petits îlots de sensibilité, de sensualité, de doutes existentiels... Des fragments d'humanité jetés aux quatre vents et qui ont atterri chez moi par hasard, un beau matin. J'ai décidé aujourd'hui d'ajouter mon petit grain à cette poussière d'humain qui virevolte sans but jusqu'à l'autre bout du monde, à la vitesse de l'éclair.

Petit grain deviendra grand... ou pas. On verra.